À propos

Du Nord à Madrid, en passant par Bangkok.

Le CV raconte les postes. La carte de métro raconte les villes. Cette page raconte plutôt qui je suis, ce qui m'a façonné, et ce que je crois aujourd'hui sur le travail. C'est plus long. C'est plus honnête.

Madrid 12 ans EdTech FR · ES · EN · TH

— et un peu de RC Lens, quand personne ne regarde.

Matthieu Thuillier, Sales Manager chez goFLUENT, Madrid
Madrid · 2026
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D'où je viens

Je suis né dans le Nord de la France. Lens, Bollaert, dimanches en famille, carbonade flamande. Cette région m'a donné deux choses : un rapport très direct aux gens, et une méfiance instinctive du discours commercial qui sonne creux. Cette exigence d'authenticité, je l'ai gardée.

Mon grand-père était ingénieur, la précision technique, la patience devant un problème complexe, l'idée qu'on ne triche pas avec le réel. Ma mère, maître de conférences en hématologie, a fait une carrière universitaire et hospitalière exigeante. Elle m'a transmis deux choses : le goût du voyage et le goût du travail. J'ai grandi dans une maison où la rigueur intellectuelle était un acquis et où l'effort se vivait comme une évidence. Ça a façonné mon rapport au travail, à la curiosité, et à la manière dont on se construit une place : par ce qu'on apporte.

J'ai fait Sciences Po Lille, puis je suis parti faire mes premières armes en grande distribution chez Auchan. C'est là que j'ai appris à manager — à 22 ans, avec une équipe de 8 personnes, à 6h du matin, dans un rayon. Pas glamour, mais formateur.

— Mes potes disent toujours qu'on n'arrête jamais d'être du Nord. Je crois qu'ils ont raison.

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Quatre moments qui m'ont façonné

2013
Nordnet

Le premier client perdu

Je vendais des solutions B2B aux TPE du Nord. J'avais signé un dossier en cinq minutes au téléphone. Trois semaines plus tard, le client résilie : il n'avait pas compris ce qu'il achetait. J'ai compris ce jour-là que vendre vite n'est pas vendre bien, et qu'un cycle commercial n'est pas terminé à la signature mais à la rétention.

2014
EF · Barcelone

Le passage à Barcelone

À 26 ans, je quitte la France pour découvrir l'EdTech. Premier choc culturel : on ne vend pas pareil dans un environnement multilingue, multi-culturel. Premier choc personnel : tu apprends qui tu es vraiment quand tu n'es plus dans ton confort linguistique. C'est l'expatriation qui m'a appris à écouter avant de parler.

2020
EF · Pandémie

Manager 15 personnes à distance

Je dirige le marché France depuis Barcelone, avec une équipe de 15+ personnes. Tout l'apprentissage classique du management qui s'effondre : pas de réunion physique, pas de café, pas de signaux faibles à capter. J'ai dû tout réinventer, les 1:1 sont devenus mon outil principal, le management par la confiance plus que par le contrôle, l'écrit plus que l'oral. Cette période a forgé ma méthode actuelle.

2023
goFLUENT · Madrid

Bâtisseur, pas opérateur

Après bientôt neuf ans dans une grande structure, je rejoins une PME française en pleine croissance pour développer et construire des équipes et la stratégie. Première fois où je suis un bâtisseur plutôt qu'un opérateur, où la décision se prend en deux jours plutôt qu'en deux mois. Madrid change l'autre moitié de l'équation : la ville n'est pas Barcelone, plus directe, plus chaleureuse, un tempo qu'on sent dans les rues autant que dans le bureau.

— Madrid se vit en marchant. Las Tablas le matin, Chamartín le soir, et un café avec les collègues entre les deux.

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Ce que je crois sur le travail

Quelques convictions qui guident ce que je fais. Et que tu retrouveras dans mes articles si tu fouilles un peu :

  • Le management commercial est d'abord un métier de précision, pas d'énergie. Le pompier brille à court terme et casse à long terme. Le bâtisseur est invisible mais c'est lui qui permet à l'équipe de tourner sans toi.
  • La data complète l'humain, elle ne le remplace pas. Le RC Lens m'a beaucoup appris sur ce sujet — pour vendre comme pour recruter, le tunnel décisionnel compte plus que n'importe quel outil pris isolément. C'est cette approche par data qui m'inspire et qui permet de tuer la fameuse politique du tout-résultat : on ne regarde plus seulement la sortie, on regarde aussi comment on y arrive.
  • L'EdTech est sous-côtée comme métier. Vendre de la formation à un acheteur public, c'est vendre du long terme dans un monde qui demande du court terme. C'est exactement ce qui me tient debout là-dedans.
  • Le secteur public mérite mieux que le mépris commercial habituel. Les acheteurs publics sont parmi les plus rigoureux, les plus respectueux et les plus fidèles que j'ai rencontrés. Beaucoup de commerciaux du privé ne le voient pas. C'est leur erreur.
  • Écrire fait penser. Je publie sur LinkedIn et ici, pas pour la visibilité, mais parce que rédiger m'oblige à clarifier ce que je crois. La moitié des articles de ce site sont des notes que je me fais à moi-même.
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Hors travail

Trois choses qui comptent autant que le boulot :

Le RC Lens. Je suis supporter depuis l'enfance. C'est une histoire de racines, de famille, de dimanches dans le Nord. Ce que je sais de ce club, et ce que j'en retire pour mon métier, je l'ai mis dans cet article. Le foot m'a beaucoup appris sur le management collectif. Et sur l'inverse de l'urgence permanente.

La Thaïlande. J'ai vécu deux ans à Bangkok, et j'y reviens dès que je peux. C'est le pays de mon fils — il est franco-thaï-espagnol, trois langues dès le berceau. La culture thaïe du temps long, la cuisine de rue, les soirs sur le bord du Chao Phraya, ce pays m'a donné un autre rapport à la vitesse. Quand je suis trop tendu, je repense à Bangkok.

Le monde, comme angle de vue. Voyager, vivre ailleurs, manger ce que mangent les autres, ce n'est pas un hobby pour moi, c'est une discipline. À chaque nouveau pays, on découvre qu'une chose qu'on tenait pour évidente ne l'est pas. Cette mécanique de désapprentissage permanent, je crois que c'est aussi ce qui rend bon dans mon métier : ne jamais croire qu'on connaît son client, son équipe, son marché, juste parce qu'on les a déjà rencontrés.

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Ce qui m'anime aujourd'hui

Quatre choses tirent ma curiosité et mon énergie en 2026 :

  1. Construire des équipes et le leadership. Recruter, onboarder, faire grandir. Pas une science exacte, mais un artisanat. La plus belle partie de mon métier reste celle où on aide une personne à devenir meilleure.
  2. Gestion de projet et déploiement à grande échelle. Penser le projet de bout en bout — du cadrage stratégique à la mise en œuvre, intégrations LMS, SSO, gouvernance. C'est là que se joue la création réelle de valeur.
  3. L'IA et la transformation digitale. L'IA générative en entreprise et son intégration aux processus métier. La formation entre dans le flow du travail. C'est l'un des sujets les plus passionnants de notre époque, et j'aime être à l'intersection du métier et de la technique.
  4. Que mon métier reste connecté à qui je suis. Le Nord, la Thaïlande, l'Espagne, les trois langues à la maison, les cuisines que je traverse, ça me sert tous les jours dans le métier. La diversité culturelle, je ne la lis pas en consultant : je l'utilise. Et le meilleur recul vient toujours d'ailleurs.

Beaucoup de ce que je pense vient de ce que j'ai lu. Je tiens une bibliothèque honnête des essais qui structurent ma pratique et des fictions qui me font respirer.

Si l'un de ces sujets te parle, ou si tu as juste envie d'échanger, écris-moi à matthieu.thuillier2022@gmail.com. Je réponds toujours.

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